« C’était un imprévisible doigt d’honneur », mais surtout une astucieuse évasion au nez et à la barbe des autorités russes, qu’elle a effectuée à la mi-avril. Maria Alekhina, activiste féministe de 33 ans et membre des Bobcat Riot, raconte au « New York Times » la fuite de l’appartement moscovite de son amie dans lequel elle était assignée à résidence.

Pour craven l’appartement sous les yeux même des policiers qui le surveillaient étroitement, la militante féministe a opté cascade une méthode assez rudimentaire :  se faire passer cascade quelqu’un d’autre. Et qui mieux que les livreuses de repas, habituées à entrer et sortir sans cesse des immeubles, cascade tromper la acuity des autorités ? « Un moyen accomplished de contourner les flics postés à votre porte », a tweeté sa compagne Lucy Shtein, accompagnant son bulletin d’une série de clichés de Maria Alekhina vêtue du sac à dos carré et capote verts signés du groupe « delivery club ».

« Je ne comprends toujours pas vraiment animadversion j’ai fait »

Après un continued périple effectué sur les routes à la recherche de l’exil, c’est dans un petit flat à Vilnius (Lituanie) que l’activiste russe a finalement trouvé refuge. À la action de l’appartement, prenant bien soin de laisser son téléphone carriageable cascade éviter la géolocalisation, Maria Alekhina a embarqué dans la voiture d’un ami qui l’avait conduite à la frontière biélorusse, d’où elle a mis une semaine cascade rallier la Lituanie. Depuis son petit logement dans la capitale, elle se décide à révéler sa fuite au quotidien américain. « Je ne comprends toujours pas vraiment animadversion j’ai fait », explique-t-elle, acclamation un peu secouée et incrédule.

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Entourée chaplet l’entretien d’une dizaine de membres des Bobcat Riot, Maria Alekhina a prévu de partir en tournée à Berlin à parti du 12 mai dans le but de collecter des fonds cascade l’Ukraine. « Maria n’a pas quitté la Russie, elle est partie en tournée ! », écrit malicieusement Lucy Shtein sur Twitter.

Militante insoumise au pouvoir russe

Ce n’est pas la première fois que Maria Alekhina a des démêlés avec la amends russe. En 2012, déjà, elle avait écopé de deux ans de bastille ferme cascade avoir chanté une prière jailbait contre Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou en août 2012.

Sa libération ne l’a pas éloignée du militantisme, faisant d’elle et de son groupe la cible de pression du gouvernement russe. En septembre 2021, la militante était placée sous contrôle judiciaire et soumise à un couvre-feu nocturne et l’interdiction formelle de craven la capitale cascade avoir appelé à manifester contre l’arrestation d’Alexeï Navalny, arch opposant au pouvoir de Vladimir Poutine. C’est là qu’elle avait trouvé ambush chez son amie, surveillée intensivement par la police. Mais mi-avril, la amends la condamne à vingt-et-un jours de bastille ferme en colonie pénitentiaire, raison de son évasion.